Parfois
Ya des regards pire que des mots. Regarde là
Le pochetron du bar rouge proche boxon affalé au boudoir l'air
plus noir qu'un gueulard l'air pingouin bourré qui bat à
contre-temps sa vie démanchée Pauv'e vie Jules le pochoir
Jules l'encombrant à la dent dure ce soir la veuglaire l'prend
Jules l'ampoulé en peu plus y voudrait être trois :
Jules son lit et le fruit convoité de son regard là
Assise au bar la belle grande noire aux cheveux blond sirote son ennui
de minuit Jules en plus plus y bande
Tout le monde peut pas être Galland restreindre ses nuits jusqu'à
la censure
Jules lui a beaucoup plus d'allant et d'appétit
Sexuel s'entend
Ha voilà ça y est l'action se précise
Jule l'ampouleur la louvoie l'il mauve et voudrait l'aléa
s'y voir si fort qu'il y croit partout des lyres lui en fort boïar
lamentable hoir au visage have le rêve coucu des dés rinçés
du hasard l'aborde la tête toute pleine de raki courre l'il
malsain l'alcool padichah hautain de la cour des miracles sa voix de
bière rocque racle l'humeur de la belle
Quelle haleine !! Hé la belle nous vient d'Afrique affrétée
par le fric
Et fait signe à son mac de matter le gros lard tombe de haut
quand du haut de son mètre soixante dix sept deux mètres
et 110 kilos lui tombent sur le paleto
Jules le morveux arrêta net ses mots en toc face au mastoc qui
sur la tête lui fit toc toc
Ravisa court l'envie de calin et soutin l'regard du géant noir
disant l'air nabot et rescapé :
- Quoi y a pas 'mal à essayer
sans insister ( ?!)
JA.S