Bienvenu
au royaume de Baptiste, le vélocipédiste ! Approchez,
approchez que tout le monde puisse voir. La course va recommencer. Pour
un vœu très sérieux ou simplement pour venir toucher
mon guidon, 24 heures sur 24, Baptiste reste à votre service.
Alors n’hésitez pas, servez-vous de petits papiers. Le
bocal est à votre disposition.
Me réincarner au 18e siècle
Que la récolte soit bonne
Encore un peu de temps pour voir pousser mon pommier
Que ce petit écrou ne soit pas une pièce du moteur
Que sa descendance soit pustuleuse jusqu’à la 5e génération
Cinéma
permanent, chez le roi du vélo ! Merci monsieur. Voilà
madame, c’est parfait. A bientôt. Ma priorité, c’est
toute l’humanité ! Serrez-vous un peu au premier rang et
bonjour aux nouveaux arrivants ! Dans ce bocal, des petits papiers blancs
à 10 centimes, vous écrivez que ce vous voulez, vous me
l’accrochez sur le porte-partition, et je vous le lis en deux
tours de pédale. Ça correspond à peu près,
selon la déclivité, à 4 mètres de prière
et à une chance sur 22 d’être exaucé.
Danser
la polka sur la lune
Que la lumière soit
Des papiers en règle
Qu’il s’asseye à côté de moi en classe
Qu’elle aille au diable
Que cet arbre se pousse rapidement de ma route
Plus radical
que l’athéisme, plus sage que le bouddhisme, plus puissant
que le monothéisme, le cyclisme. Un philosophe a dit : «
Comme la révolution de la bicyclette qui tombe quand elle s’arrête,
la spiritualité pédale quand on roule à côté
de la selle. » Non, ce n’est pas le même prix. Les
petits papiers verts sont à 20 centimes pour 4 tours de pédale-prière.
Voilà, ça vous fait environ une chance sur 11 d’être
exaucée. Vous avez un stylo à côté du bocal.
Que
le nuage s’arrête à la frontière
Savoir parler le chien
Que la fille d’Ahmed Kalifi passe devant la boutique tous les
soirs.
La fin de la guerre
Que Cecilia revienne
Une assurance tout risque pour mon dentier
Que cet éléphant finisse par se poser sur une branche
Vous formulez
autant de vœux que vous le souhaitez mais vous n’en écrivez
qu’un seul par papier bien-sûr. Je facture au papier, si
tout le monde m’en écrit 4 par ruban, je finis sur la jante.
Et des Baptiste vélocipédiste, il n’y en a qu’un,
ménagez-le ! Tant que vous l’avez sous la main, la chance
est encore à votre portée !
Que
des ailes me poussent dans le dos
Des cerises toute l’année
Qu’il soit sorti de prison pour l’anniversaire de la petite
Etre dispensé de piscine
Qu’il soit maudit de la tête aux pieds
Et surtout, la santé
Hmmm, je
sens quelque chose. L’un de vous sent la poisse. Que l’empêcheur
de tourner en rond sorte du public. Ah bin, c’est le Bizarre de
tout à l’heure. Manifestement, Monsieur me prend pour un
cretinus cum jambis ! Je pédale pour requérir un dénouement
heureux auprès de qui vous voulez mais je ne pédale pas,
Monsieur, pour obtenir que vos vœux ne soient pas exaucés.
N’insistez pas. Le plaisir d’un espoir déçu
?! Même en rétropédalage, je n’assure jamais
l’échec d’un souhait. C’est totalement contraire
à mon éthique. Et à la santé de ma petite
entreprise.
Mes prochains,
pour vous et pour la première fois dans votre ville, une véritable
locomotive à prières va entraîner l’adhésion
des dieux.
Que les fessiers se remusclent un jour
Que j’ai assez pour envoyer au moins le petit à l’école
Devenir amphibie
Qu’elle se retourne et me dise que ce n’était pas
vrai
Que la police retrouve mon pousse-pousse
Que maman me laisse vivre avec les singes de Vincennes
Alleluia
! Venez confier votre futur à Baptiste le vélocipédiste,
celui que les Italiens eux-mêmes appellent « El Cycletto
» ! Il vous obtiendra les faveurs de l’au-delà !
El Cycletto n’en garde jamais sous la pédale. Il enrhume
les plus grands coureurs, fabrique du vent, sème les rouleurs
dans la pampa. Il monte en danseuse, les mains aux cocottes, et ça
mouline, et ça tricote.
Que
la vodka redescende à 15 roubles
Ne plus avoir de poils
(psalmodiant) Que le pape autorise, ô seigneur,
votre humble serviteur à épouser la femme qu’en
confessionnal il a déjà par cinq 5 fois rendu mère.
Dîner avec Monica Belluci
Qu’elle soit toujours garée rue Réaumur
C’est
vous qui déraillez, Madame ! Ils vous font peut-être le
cierge à un euro, mais l’église n’a pas de
vélo ! Et moi aussi j’évapore vers le ciel. Figurez-vous
que mes évaporations célestes sont même célèbres
dans tout le voisinage. Ceci dit, les prieurs fauchés méritent
aussi mes roues de secours, je vous le fais à 50 centimes.
Je
voudrais être plus grand, plus gros, un nez plus au milieu, des
yeux plus hauts et la bouche plus bas et pas comme ça.
Qu’il reste en taule
Epouser un bricoleur
Que la prof de math meurt dans un incendie de copies.
Que ce soit une fille
Qu’ils ne l’appellent pas Gontran
Approchez,
approchez ! Conditions radieuses ou temps de chien, ici on roule, comme
à la parade ! Tous les vœux, tous les souhaits, desiderata,
des plus fous aux plus plats. Je crois en tout, je crois en vous. Sans
même un équipier, Baptiste vous dédie ses quadriceps
et son pédalier ! El Cycletto est un peloton à lui tout
seul. La preuve, il se met en quatre pour vous et quand il fait une
échappée, lui seul peut se rattraper !
Oh bin,
pour 2 euros, je vous fais déjà un petit contre la montre
du malheur. C’est vous la dame de la semaine dernière ?
Alors ça va pas mieux, votre gamine, hein ? C’est sûr
qu’avec 7 mètres de prière, ça a pas dû
changer grand chose. Mettez-vous sur le côté, là.
Qu’un
propriétaire d’un poumon en bon état se tue avant
demain
Abracadabra, je veux être président de la république
Que Grigri ne tombe pas de la gouttière
Que ton règne vienne
Que ce soit des vrais seins
Et qu’est-ce
qu’elle a votre môme ? Faudrait une sacrée partie
de manivelles, alors. Mettez-moi votre petit souhait dans la sacoche
sous le guidon. J’ai bien compris que vous aviez pas assez. C’est
pour mes œuvres. Mais non, je vais pas faire faillite. Entre les
« Tout recommencer » et les « Repartir à zéro
», j’ai plus de 40 kilomètres de rab. Tout le monde
souhaite la même chose alors je fais une prière de gros.
Et puis je redistribue. Le métier, c’est pas de pédaler
carré, hein ? Vous faites pas de bile, c’est pour rien,
je vous dis. Je me rattrape sur le reste.
Mes frères
humains, le guidon en moustaches, le cœur en liesse et le porte-bagage
chargé de tous vos espoirs, je répare votre avenir. Toutes
les rustines de l’existence en bandoulière, je roule pour
vous. Dix centimes le petit papier blanc, vingt pour le vert.
Que
la maîtresse de mon mari attrape un staphylocoque bigarré
et chatoyant
Rencontrer Roberto Benini
Ne pas ressembler aux frères Bogdanov après mon lifting
Le numéro gagnant du loto, s’il-vous-plaît
Que le cul lui pèle
Que la sainte vierge m’apparaisse encore une fois.
M.M