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La première fois que j’y ai goûté, c’était pour essayer, comme tout le monde. Je n’avais pas d’avis sur la question. Tout le monde le faisait, alors pourquoi pas moi ? J’étais probablement trop jeune, mais est ce qu’il y a vraiment un age auquel ce genre de choses est sans danger ? Je ne crois pas. On m’avait raconté à quel point c’était génial. Et c’est vrai. C’est une chose dont on parle rarement quand on y fait allusion. J’avoue que j’y ai rapidement pris goût. C’est vrai qu’au début ça résout tous les problèmes. Au début. On est heureux, ça comble un manque, ça remplit. On ne réalise pas tout de suite que si cette saloperie remplit autant, c’est peut être qu’on est un peu vide quelque part. On se contente de jouir sans réfléchir. Et puis la merde commence à venir. Les insomnies, les idées fixes, la paranoïa. Mais on s’en fout, on ne se lève plus que pour ça le matin. On en veut toujours plus, quitte à ce que ça bouffe le reste de sa vie. Le pire c’est le manque. J’ai eu mes premières crises de manque à peine 3 mois après avoir commencé. C’est dans une crise de manque que j’ai fait le truc de trop, le geste inconsidéré. Celui qui m’a conduit ici. Découper mon producteur en huit morceaux et les envoyer aux journaux people avec une carte de vœux pour la nouvelle année n’était le truc le plus intelligent à faire. Mais je vous l’ai dit, j’étais en manque et plus personne ne voulait de moi. Le pire, c’est que si c’était à refaire, je recommencerais.

J’ai tout eu, tout essayé.

Le sexe.
L’argent.
Le pouvoir.
La drogue.
L’alcool.

Finalement, tout ça c’est de la gnognote, du pipi de chat.

Mais je vous jure que la célébrité, c’est vraiment de la merde.


Vanina Dauchez
Gagnante de la Star Academy 8
Condamnée à perpétuité par un jury populaire le 29 mars 2009 en direct sur TF1 (0,55 € + coût du SMS)


R.P.