Au soixante
neuf de la rue Libertine la façade aux boiseries vermoulues suggère
la tradition et suscite le respect. L’intérieur obscur
du bar ou Caline et moi avons rendez-vous est décoré avec
goût. Je m’y sens bien.
Comment
si jeune pouvait-elle connaître cet endroit de vieil oenophile.
En avance je commande un verre afin de me détendre. Les minutes
passent. Le premier quart d’heure arrive à son terme. Elle
est en retard.
J’observe
le couple hétéro à ma droite, le groupe du fond
apparemment amateur de Bourgogne à ma gauche et enfin ces deux
complices sur lesquels je me concentre. Alors que le discours du petit
trapu m’interpelle je fins l’indifférence admirant,
sentant et mettant en bouche la première gorgée de vin
que la matrone me sert. L’harmonie des différents caractères
révèle la justesse de l’élaboration du nectar.
- Marie
avait grandi dans la campagne française dit le plus âgé
répondant à la question de son ami. De père et
de mère inconnus elle fût abandonnée bébé
sur les marches du parvis de la petite église de Troupornes-sur-Mer.
C’est le prêtre de la paroisse -Père Léon-
qui l’avait recueillie et élevée… grâce
à Dieu et aussi l’aide de quelques uns de ses sujets dont
la jeune veuve Poignet et Sœur Amélie. Cette histoire est
une histoire vraie jacasse le petit gros.
Adolescente sans problème à la veille de ses dix sept
ans, un jour de pluie été 1943 alors qu’elle jouait
dans la crypte de l’église romane, elle trébucha
sur un caillou contendant. S’agenouillant pour ramasser la pierre
elle saisit le morceau, tira de toutes ses forces mais ne put le dérober
du sol.
Les mains
délicates de l’adolescente encore pucelle grattèrent
la terre. Après une bonne heure de travail, les genoux meurtris,
les mains calleuses de trop racler, les ongles noirs, un long roc poli
s’érigeait des entrailles de la terre. L’imagination
de Marie grandissait. Elle rêvait d’une cité enfouie
comme dans le livre du père Léon, son tuteur.
Dès son plus jeune age, elle l’avait appelé Papa
malgré d’interminables inter-
dictions, remontrances et finalement flagellations. Entre nous confesse
le conteur la flagellation était la punition favorite des paroissiennes
qui venaient sur rendez-vous pour supporter les coups du père.
En un éclair
les deux hommes pivotent et me braquent remarquant mon intrusion dans
leur conversation. Mais un franc regard à la montre de mon poignet
met fin à leur suspicion.
- Un autre verre ordonnais-je à haute voix.
- Certaines faisaient pénitence deux fois par jour chuchota mon
voisin voûté sur la table. Le père Léon s’aperçut
de la supercherie et refusa même l’entrée de l’église
à la demoiselle Elisabeth pour abus. Homme de foi il savait faire
la différence entre la dévotion et la calomnie dit-il
se redressant.
La jeune Marie s’affaira des jours et des jours à libérer
le caillou qui au fil du temps se métamorphosait en une dalle
scellée. La pelle qu’elle avait empruntée le jour
suivant sa découverte l’aida à creuser une petite
tranchée autour de ce qui semblait être une tombe. La dalle
sculptée qu’elle avait exhumée était à
l’effigie du vicomte Goffroy de Troupornes-sur-Mer, riche mécène
de la région au quinzième siècle. Et devines sur
quoi la petite avait trébuché ?
- Je sais pas… Euh… une mèche rebelle en haut relief
!
- Mais non… Elle trébucha sur sa bite… qui dépassait,
un phallus érigé au grand jour… un gode rien que
pour elle… dans la crypte ! Imagine-la du haut de ses dix sept
ans. Elle qui ne connaît rien au sexe déterre une sculpture
phallique… Si ça c’est pas un signe de Dieu…
alors je ne m’y connais pas.
- Ben,
oui c’est vrai que tu n’y connais rien à Dieu de
toute façon répond l’autre moqueur.
- C’est une expression… Bon enfin je continue. D’après
les commérages de l’époque, effrayée elle
sortit en pleure et courût le vent dans les cheveux blanche comme
un linceul jusqu’à sa chambre
- D’ou
tiens-tu cette histoire ? dit maintenant l’acolyte les yeux brillants.
- Ca c’est mon boulot de journaliste-historien !
Des jours durant la petite garda le secret. Un matin d’août
le père Léon dut se rendre au chevet d’une paroissienne
agonisante. C’est alors qu’elle entreprit une nouvelle incursion
dans les entrailles sulfureuses accompagnée cette fois de sa
meilleure amie, Alice.
Au seuil de la crypte elles s’immobilisèrent un instant
pétrifiées face au corps solitaire gisant sur le sol.
Mais leurs yeux s’arrêtèrent surtout sur l’hérétique
membre.
Alice excitée
prit les devants et entra la première. De la poche de sa jupette
d’été elle extirpa un mouchoir, frotta le visage
et parcourût soigneusement le corps évitant le sexe. Le
mannequin ancestral divulgua alors sa grande beauté. Le vicomte
d’après certains écrits de l’époque
était fort bel homme. Il s’agissait d’un bronze…
finement patiné qui recouvrait peu à peu son éclat
et sa couleur brune. La moitié de la journée fut consacrée
au nettoyage. Elles oeuvrèrent sur les détails des mains,
des muscles, du torse, du visage et enfin sur le membre ami.
Maladroite d’abord Marie s’expérimentait à
frotter de bas en haut le phallus de bronze tandis qu’Alice s’ingéniait
à guider la main de sa copine.
La plus dévergondée posa un baiser sur les lèvres
froides du Vicomte.
- Si on jouait ? Grimpons dessus dit Alice agile.
- Tavernier une bouteille ordonnais-je.
Elle grimpa sur le socle, enjamba les flancs et se cala sur l’érection
figée. Les lèvres de sa chatte humide à l’air
libre ventousèrent le haut de l’appendice froid et flirtent
dangereusement avec.
- Enlève ta culotte et pose ton cul sur sa bouche commande t-elle
à Marie.
- La froidure
des lèvres du Vicomte collées à cette tirelire
immature raidit le corps de la vierge traversé de profonds frissons.
Puis habituée au contact elle s’émancipe, ondule
et presse puissamment la bouche de bronze. Pour la première fois
Marie est troublée par l’effet que procure la pression
du bassin. La fente de tout son long aspire au plaisir. L’arête
nasale saillante et dure flirte dangereusement avec le suintant trou
du cul de la pucelle.
Alice quant à elle est calée dans l’angle droit
que forme le corps de la sculpture et le membre en érection,
un peu comme une amazone sur une selle. Elle tend les mains pour que
Marie les saisissent. Elles se balancent, rient… des rires que
l’écho renvoie généreusement. En s’agitant
elles se frottent tant et plus sur l’homme, qu’une irrésistible
envie de s’embrasser envahie les filles. Il est encore trop tôt
pour se rouler une pelle conclut Alice qui prie la blonde bacchante
d’exhiber tout de même sa lourde poitrine. Le souffle court,
la novice dégrafe un à un les quelques boutons blanc de
son léger chemisier.
Alice saisît le dard au niveau du large gland, le place et l’empale
délicatement pour faire durer le plaisir. Le regard complice
elle n’en finit pas d’enfourcher monte, descend et pousse
à l’aide de ses jambes posées sur le saillant rebord
du sarcophage. Mille et une fois elle branlera le phallus de son étroite
chatte jusqu’à la première étreinte. Marie
observait le gland disparaître et apparaître gémissant
par moment, l’arête de nez du Vicomte dans le cul.
Alice vaginale et clitoridienne vînt plusieurs fois, les poils
de métal heurtant le clitoris sensible. Elle fît signe
à l’élève de venir la rejoindre :
- Plante-toi là… écarte les cuisses je vais te préparer.
A califourchon sur le vit Alice concentra ses longs doigts en un seul,
les enduits de salive et pénétra la vierge. Marie avait
mal. Les ongles longs lui labouraient les chairs mais elle ne laissa
rien paraître.
- Je crois que je ne suis pas prête annonça t-elle. Attendons
demain tu
veux bien ?
Son amie compréhensive la serra fort.
- Demain tu feras l’amour et je t’apprendrai à sucer.
D’accord ?
- Parfait. Dans un élan d’amitié elles s’embrassèrent
un court moment puis remontèrent la lanterne suffocante.
Excitée
par son après-midi de débauche Marie ne parvenait pas
à fermer l’œil. Deux heures du matin un feu inexplicable
tiraillait le bas ventre. Le drap s’imbibait du joui de décharges
involontaires et incessantes qu’elle subissait. Elle caressait
sa vulve à n’en plus finir mais rien n’y fît.
Elle ne parvenait pas à calmer son antre et se remémorait
l’homme de bronze harponnant.
Elle décida
alors de rendre visite à l’amant. Nu-pied la nuit étoilée
la guida, la lanterne à la main. L’œuvre attendait
puissante, le gland dilaté prêt à recevoir une nouvelle
étreinte. Courageuse elle gravit la base, agrippât les
couilles glacées et remonta jusqu’à l’urètre.
Bravant cet énorme gode elle le branla tendrement imitant Alice
et se hasarda à l’enfoncer dans sa bouche jusqu’à
la gorge. Trop gros elle étouffa. Marie chevaucha le maître.
A son tour elle cala d’une main déjà experte le
gland. L’étroit con l’avala sans trop de problème
mais crispée elle ne pût aller plus loin. Observant la
grosse bite elle se dît qu’elle ne pourrait jamais tout
mettre. Elle se cambra spontanément et à sa grande surprise
le sexe disparût petit à petit dans le vagin gourmand.
Le va et vient commença alors délicatement jusqu’à
ce que la douleur de la pénétration l’emporte. En
se retirant la vue du sang sur le bout de la queue la fît pleurer.
Le lendemain matin Marie courut à jeun rejoindre son amant mais
Alice pratiquait déjà la pièce de métal
infidèle. Michelle une autre amie attendait impatiente que vienne
son tour.
Marie furieusement jalouse ordonna que Monsieur le Vicomte ne soit pas
considéré comme un objet sexuel mais comme un don du ciel.
- Tu sais s’exclama t-elle je l’ai fait cette nuit et j’ai
saigné cria t-elle vers Alice boudeuse.
- Tout le monde saigne la première fois renchérit Michelle.
Après c’est mon tour… d’accord ! Ca fait tellement
longtemps que je n’ai pas joui… et puis tu pourras toujours
mater.
Alice continuait
son va et vient comme si de rien n’était et n’avait
pas remarqué que Colette, Lucette, Janine, Paulette et quelques
autres les avaient rejoints. A coup sur elle avait trop parlé
dans le village après sa première expérience. Maintenant
les femmes de l’agglomération, jeunes ou veilles, voulaient
toutes se faire sauter.
La cacophonie du groupe attira l’attention du Père Léon
qui revenait à peine fatigué du voyage.
Après être entré difficilement dans l’alcôve,
il découvrit la forfaiture et blasphéma. Chassant les
vicieuses par de grands gestes balayant l’air Marie sortit en
pleure le con serré. Alice se retira après avoir joui.
Michelle tenta sa chance, grimpa l‘étalon et s’encula.
Le père saisît par la taille la putain, la haussa à
bout de bras. Le gode sortît aussi vite qu’il entra. Quelques
minutes après l’espace redevint lieu de culte.
Le volubile membre marron maintenant hors d’atteinte des chrétiennes
regardait fixement le prêtre tandis qu’à genou il
priait et demandait pardon pour chacun des péchés proférés
dans la maison de Dieu.
- Pardonne nos péchés et délivre nous du mal. C’est
alors qu’il se défroqua, saisît le membre et pénétra
ses chairs.
Assis sur
le Vicomte, une douleur atroce lui déchira le cœur et le
cul. Le sourire au lèvre, empalé il s’affala violemment
sur le buste froid de l’amant. Rupture d’anévrisme
avait conclu le médecin de l’époque.
- T’es vraiment grave dit le plus jeune des acolytes, debout la
main à la poche prêt à payer les verres qu’ils
avaient consommés.
H.K