Tu parles d'un trou à rats, putain !
" tu veux boire un scotch? "
NON JE VEUX BAISER TOUT D'SUITE
" ouais, j'veux bien "
" avec ou sans glaçon ? "
Je lui dis avec, vu la chaleur, surtout celle de mon
slip. Et j'ajoute s'il te plaît. Et j'allume une clope.
C'est pourtant facile à deviner que j'ai envie
de ça, que j'pense qu'à ça, ça s' voit sur
ma gueule que je suis un ours mal léché qu'attend qu'une
chose: BAISER; J'vais quand même pas lui faire un dessin. J'pensais
qu'on était sur la même longueur d'ondes. Elle m'allume,
elle m'allume...
Son petit sourire calme m'énerve. Quand elle
part à la cuisine.
Ses gros nichons me font bander, son cul cambré
n'en parlons pas, sa bouche ourlée, sa langue de varan, ses mains
fines, ses jambes longues, et même ses pieds, ouais, même
ses pieds, putain, tout suinte la nique, la grosse nique, qu'est ce
qu'elle attend pour me sucer ?
Je dévisage le verre de sky. Je lâche la
fumée. Qui tourbillonne dans le silence.
M'en tape, moi, de ses idées politiques, de ses
études, de sa culture, de son origine, ça me gave. Quand
elle me cause, je vois qu'une grosse sodomie ou un bon 69.
Elle revient.
" merci " je fais
Le glaçon fait ploc;
" de rien ", de ses dents blanches,
Elle s'assied en face de moi.. Et croise les jambes.
Je n'ose pas fixer, j'ose pas, j'ose pas. Alors je la regarde au niveau
des yeux, des yeux,. puis alentour de la pièce, j'ose pas sur
le haut des jambes, j'ose pas.
"c'est sympa chez toi"
"mes parents l'ont acheté pour pas cher"
"ah, ouais?"
"oui, maintenant, elle vaut cher"
"ah!"
J'avale une longue gorgée fraîche qui me
brûle l'oesophage.
"ouais, c'est vraiment sympa"
Elle boit par petits spasmes:
" on a passé une soirée sympa, non
? "
Je dodeline pour confirmer, j'éteints ma clope et j'avale une
autre longue gorgée fraîche.
" oui, c'est agréable de parler avec toi, je trouve que
tu sais bien ..., tu es...comment on dit déjà en... "
Ouais, j'oubliais: j'ai pris mon baluchon. Ca me démangeait.
J'sais pas pourquoi j'me suis arrêté là, dans le
Michigan. Un bar, quelques verres, une rencontre, elle m'invite chez
elle. J'attends.
"tu es...comment on dit déjà dans
ta langue..."
"à l'écoute, tu veux dire?"
"voui"
A l'écoute? à l'écoute? Ta langue?
tu veux tâter quelque chose et être à l'écoute
de mon corps, là je souris forcément.
Je termine le verre de sky.
Putain, ses jambes.
Elle dépose son verre sur la table basse, son décolleté
m'offre une vue imprenable sur ses seins gros comme deux bouteilles
de bière...
C'est pas grand-chose, elle s'agenouille, elle baisse
la fermeture éclair de mon jean, elle fonctionne bien, la fermeture,
je pisse sans aucun problème, elle décapsule le petit
bouton du haut, elle fait glisser le pantalon sur le canapé,
je porte pas de ceinture pour que ça soit plus rapide et j'ai
jamais de monnaie sur moi- elle fait glisser le slip par dessus mon
gland, déjà je me bats pour pas bander direct, elle pourra
voir que c'est pas du chiqué, l'engin s'emballe très vite
généralement, elle le porte à sa bouche, y passe
la langue, le lèche, l'avale jusqu'au fond de la gorge, le suce...Ca
prend pas plus de deux minutes, montre en mains... Je lâche la
purée dans sa bouche, elle avale ou elle recrache, m'en fous,
du moment que le générique de fin commence.
Allez, c'est l'heure. Je m'approche d'elle.
**********
"what's this?"
J'ai pas remarqué que quelqu'un parle. Quand j'ai glissé
un doigt dans sa culotte. Que j'ai grimpé sur elle et je l'ai
prise de force. De force.
ELLE SE DEBAT:
"what's this?"
Elle veut sortir de mon étreinte.
"hein?" et je finis de buriner.
"mum, dad, help!! help"
ELLE CRIE ELLE HURLE ELLE PLEURE. Vers eux.
"HE RAPED ME HELLLLLLLLLP!!"
Ses parents sont rentrés:
" do something!!!"
C'est ce que commande la mère, horrifiée.
Le père obtempère, il siffle un rotweiler
et lui ordonne d'attaquer. De m'attaquer.
"BASTARD!!"
A peine le temps de terminer mon soulagement, de terminer
mon sourire, de revenir de ma surprise, de me reculotter, faut déguerpir....ouais,
mais ou?... la porte d'entrée est fermée... je vois la
porte de la cuisine ouverte, je m'y engouffre en un éclair, je
bloque la porte avec une épaule, le chien y a la tête coincée,
j'enfonce de toutes mes forces, je manque de glisser mais je tiens bon,
le chien hurle de douleur, je parviens à étrangler cette
saleté de clébard... mais y'en a deux autres, hargneux
comme des névrosées, qui s'invitent au massacre... Ils
aboient derrière la porte que je bloque avec mon dos, cette fois..
Je fais poids de tout mon corps, mais je sens leur souffle chaud et
brûlant comme un dernier repas.
J'entends le père qui menace:
"OPEN THE DOOR or i'll take my GUN!"
Putain, mais qu'est-ce-que je suis venu foutre dans
le Michigan?
Maintenant que j'y suis, je fais quoi?
Je fais quoi? je trouve pas de solution!!! y'a pas de loquet sur la
porte, je suis coincé.
Pas d'objets contendants à portée de main.
Y'a forcément quelque chose à faire!
Et le père qui va se pointer avec son flingue.
Encore un membre sénior à la NRA... un pote de Charlton
Heston en quelque sorte!
J'ai vu plein de films de Charlton Heston, pourtant!! J'TE JURE!!!
IL s'en sort toujours dans les films.
Des secondes interminables, surtout minables, les chiens
aboient, la caravane ne passe pas:
La salope, la salope
Le père pointe son arme vers la porte:
"OPEN THE DOOR or i'll shoot!"
"OPEN THE DOOR FUCKING BASTARD!"
Dernier avertissement qu'il gueule. "I'LL KILL
YOU!"
A quoi peut-on bien s'accrocher dans un moment aussi
crucial et décisif?
Les images qui défilent, des souvenirs, un sentiment d'irréalité
et puis le dernier souvenir, juste avant:
j'ai bien joui avec leur salope de fille, c'est au moins ça!
et LA DOULEUR... Deux détonations.....!!!!!!......!!!!!!.........
T.M